Gérer les populations de criocère par différents leviers d'actions technique physiques et de piégeage
Depuis le retrait des néonicotinoïdes en 2018, il existe une impasse technique sur la lutte contre les criocères en aspergeraie. L’objectif du projet est de gérer les populations de criocères en fonction de l’environnement écologique des parcelles par différents leviers d’actions techniques physiques et de piégeages en diminuant de 50% l’utilisation des insecticides en culture d’asperges et en réduisant de 50% également les pertes liées aux criocères. Le rapport final du projet Criotrap, financé par FranceAgriMer (crédit CASDAR) est téléchargeable par les adhérents.

Suite à l’annonce du retrait des néonicotinoïdes, les équipes d’Invenio ont dès 2017 étudié des moyens de lutte contre le criocère de l’asperge (Crioceris asparagi). Aucune solution de substitution ne semble disponible actuellement. En parallèle d’évaluation de différents moyens de lutte, l’accent a été mis sur une meilleure compréhension du ravageur et de son cycle, pour permettre une meilleure identification des moyens de lutte que l’on pourrait mettre en œuvre plus efficacement.
La loi pour la reconquête de la biodiversité a entériné l’interdiction des néonicoti-noïdes depuis septembre 2018. En culture d’asperge, la lutte contre le Criocère, ra-vageur des parties aériennes, reposait sur l’acétamipride et le thiaclopride, plus effi-caces que les pyréthrinoïdes utilisés jusqu’alors, diversifiant les modes d’action et évitant l’apparition de résistances. A partir d’une étude bibliographique, différents moyens de lutte contre ce ravageur ont été évalués en vue de les combiner pour proposer, aux producteurs une stratégie de lutte globale sans néonicotinoïdes et en limitant les pyréthrinoïdes. A l’issue de l’année d’expérimentation, deux matières ac-tives ont été identifiées avec des efficacités équivalentes à la référence et nous avons pu appréhender les difficultés de mise en place d’une méthode de lutte alter-native physique avec utilisation de filet insect proof.
Le stade larvaire est le plus vorace et le plus dommageable pour l’aspergeraie. La larve va s’alimenter en rongeant les différents tissus verts de l’asperge, laissant des traces jaunes pâles profondes. L’adulte se nourrit également sur la plante d’asperge, les dégâts sont moins spectaculaires mais peuvent également endommager les plantations. Comme sa famille l'indique, Chrysomelidae signifie "mangeurs de végétaux".
